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vendredi 26 avril 2024

Un écureuil s'éprit d'une taupe

 

Amours énantiotropes





Un écureuil s'éprit d'une taupe

Comble d'un amour énantiotrope

Lui perché sur son grand pin parasol

Elle creusant ses galeries dans le sol


Comment trouver un terrain d'entente

Pour une solution convaincante ?

Où se rencontrer pour y convoler

Et se permettre de gaudrioler


Le gentil acrobate rongeait son frein

Tandis que la dame fouillait le terrain

Avec un tantinet de panache

Le rouquin descendrait de sa cache


La pauvrette ne pouvant le rejoindre

Un affreux vertige lui faisait craindre

De devoir renoncer à son espoir

Par la crainte de finir par déchoir


Amoureux tout autant que couard

L'écureuil s'accrochait à son perchoir

Quand motivée par un désir puissant

La taupe trouva réponse en fouissant


Elle se fit sapeur sans ménagement

Creusant un immense dégagement

L'arbre vacillant sur ses racines

En devint l'innocente victime


Celui qui s'accrochait à son charme

N'eut pas le temps de verser des larmes

Perdant l'équilibre il bascula

Dans les bras de qui l'attendait en bas


La chute, loin de permettre leur idylle

Provoqua malheur indélébile

Au moment de leur premier baiser

Le sapin rompu vint les fracasser


Tous les deux réunis dans l'épreuve

Bien malgré eux nous donnaient la preuve

Que des relations contre nature

Se soldent par une déconfiture


La morale se limite en l'espèce

À la seule barrière des espèces

N'en tirez aucune autre conclusion

Pour dénaturer bien des unions

•••

vendredi 12 avril 2024

Loire, rivière de légendes et de récits ...

 

Réceptacle

 




Rivière de légendes et de récits

Elle est d'abord réceptacle à la vie

Pour la faune tout comme la flore

Un somptueux écrin où éclore


Une végétation chatoyante

Et parfois même luxuriante

Nous invite à la contemplation

De ce trésor de la création


Théâtre somptueux de verdure

Pour les amoureux de la nature

Domaine toujours mouvant et troublant

Au grès des variations de son courant


Elle abrite ou bien met en péril

Ceux qui partagent son lit versatile

Sur la berge ou même dans ses flots

La diablesse change souvent le tableau


Les animaux font alors le gros dos

Se pliant aux colères de ses eaux

Avant que de tenter de survivre

Lorsqu'elle disparaît de nos rives


Les arbres doivent apprendre à nager

Puis à supporter son austérité

En résistant à ses coups de boutoir

Avant que de se priver de boire


Les poissons n'ont pas la vie facile

Dans un chenal souvent intranquille

Puis ils se font prendre au piège

D'un étiage aux mille sortilèges


Les oiseaux ont retenu la leçon

Ne la prenant pas toujours pour maison

Ils décident de changer de secteur

Eux qui sont grands voyageurs migrateurs


D'autres habitants beaucoup plus petits

S'adaptent tant bien que mal à ses folies

Reconnaissons que pour ses riverains

Ce n'est pas simple d'être ligériens


De ce spectacle à nul autre pareil

Sachons jouir de toutes ses merveilles

Conscients de la responsabilité

Qui nous incombe de le préserver

•••



vendredi 22 mars 2024

J'ai le bourdon !

 

Bourdon




S'il y a quelque chose qui cloche

C'est bien sa mauvaise réputation

Lui qui lutine sans anicroche

Pour polliniser la végétation


On le juge sur son apparence

Et sa grande taille sème l'effroi

Quand les humains avec assurance

Médisent méchamment à son endroit


Qu'on veuille le marier de force

À l'abeille, sa petite cousine

Préfigure déjà le divorce

Entre ces insectes qui butinent


Parce qu'on le découvre hirsute

Passe immédiatement pour un méchant

Une analogie des plus abruptes :

Qu'il soit poilu fait de lui un piquant


Si le mâle demeure inoffensif

Sa femelle pique très rarement

Il faut se montrer trop agressif

Pour la pousser à ce désagrément


Si le bourdons fonde une colonie

À proximité de votre jardin

N'en faites surtout pas une maladie

Il agira toujours pour votre bien


Il aime à travailler sous serre

Pour les tomates et les fraisiers

Ce comportement hélas le dessert

Son bourdonnement est amplifié


Prenez donc la peine de le respecter

Repoussez votre jugement hâtif

Pour vous ne constitue aucun danger

Ce merveilleux hôte de vos massifs


Lorsque vous aurez du vague à l'âme

Il vous régalera de son pardon

Si renonçant à faire l'amalgame

Ne direz plus jamais « j'ai le bourdon !'


À Pâques, en regardant les cieux

Qui se plait à croire, apercevra

Le vol d'un très gros bourdon gracieux

Pour que vous butiniez du chocolat




dimanche 21 janvier 2024

Pour vivre heureuse, elle vit cachée

 

La genette




Celle qui se terre dans les genets

Attend la tombée de la nuit

Pour se satisfaire d'un dîner

Qu'elle va quérir dans les taillis.


Beaucoup la prennent pour un chat

Lui ressemble à s'y méprendre

Y compris lors de son crachat

Pour qui vient à la surprendre


La rencontre est fort rare

L'animal fuit tous les humains

Loin de passer pour une tare

Ceci ne lui vaut que du bien


D'une discrétion parfaite

Celle qui ne chasse que la nuit

Demeure toujours discrète

Pour éviter ses ennemis


Venue autrefois d'Afrique

Dans le sillage des sarrasins

Est devenue endémique

Sans importuner ses voisins


Panthère à longue queue

Ou lynx à la robe tâchée

Genette n'est certes pas de ceux

Qui l'on parvient à attacher


Ce carnivore mystérieux

Trouve refuge dans les arbres

C'est ainsi que près des cieux

Elle reste souvent de marbre


On prétend que l'apercevoir

Constitue un privilège

Qui éloigne des déboires

Et de bien des sortilèges


Sans remplir cette condition

Contentez-vous de la fable

Elle vaudra purification

Si elle vous est agréable


Quant à notre belle genette

Qu'elle préserve son mystère

Sans se prétendre vedette

D'une quelconque zoo-sphère

•••




jeudi 7 décembre 2023

Faribole pour une enquête publique

 

Le loup et le castor.





Un loup venu de l'arctique

Posa ses valises à Cerdon

Trouva le pays sympathique

Avec cinq de ses compagnons


Ignorait alors le projet

Qui justifiait sa venue

Une stupidité sans objet

Proposée par un parvenu


Pour édifier des compères

De jeunes loups ambitieux

Afin qu'ils devinssent des experts

Des prédateurs consciencieux


Pour cette noble ambition

La malheureux fut opéré

Une bonne castration

Afin de mieux collaborer


Un castor témoin oculaire

De cet odieux crime sanglant

Songea que par un froid polaire

C'était un attentat cinglant


Comment dire qu'il se les gèle

Dans pareille situation

Privé de ses animelles

Honteuse énucléation


Le castor redouta soudain

De subir sort analogue

Sa queue ce n'est pas anodin

Attire les éthologues


Il fit alors grand barrage

Sur son impavide Beuvron

Voulant respecter l'adage

« Sans tarder, noyons ce poison ! »


Les flots submergèrent la zone

De sorte qu'à la queue leu-leu

On puisse évacuer la faune

À l'exception des fielleux


Les séminaristes périrent

Sans que nul ne les regrette

Rien n'est décidément pire

Que des cadres en goguette

•••


 

Pour en savoir plus

•••

N'hésitez pas à entraver cette hérésie 
•••


mercredi 29 novembre 2023

Des vers aux pieds ...

 

À quoi ça rime





Un vaillant explorateur de nos tréfonds

Se trouva interpelé honteusement

Par un versificateur abscons

Qui commit faute de jugement


Le misérable rimailleur se plaignait

Que son prétendu homologue

Sans rime ni raison se permettait

De singer les archéologues


Le vertueux animal de s'indigner

Qu'on puisse ainsi le confondre

Avec ceux qui avec notre passé

S'évertuent à correspondre


Lui tout au contraire travaille

Pour notre bonheur présent

Pour favoriser les semailles

Et les récoltes du paysan


Point n'est besoin de rime

Pour aérer ce terreau

Le lombric pourtant déprime

Par la faute de tous nos maux


Le poète, alors de s'émouvoir

Que celui qui n'a pas de pied

Puisse ainsi sans le vouloir

Offrir de magnifiques bouquets


Le prétentieux indélicat

Ne percevait pas que notre ami

De par son labeur de forçat

Compose aussi de la poésie


Le vers de terre en résidence

Assure une fonction primordiale

Pour la fameuse résilience

Du végétal ou de l'animal


Indispensable à la vie sur terre

Sans composer d'alexandrins

Ce mineur, pourquoi le taire

Est un artiste souterrain


Son homologue convenu

Qu'il avait fait erreur fatale

Pour la planète c'est entendu

La décomposition est capitale

•••

 

 

dimanche 19 novembre 2023

Quatre vidéos sur les bassines ...

 Traitement décalé 

d'un dossier brûlant


Le conte iconoclaste

 


 

La faribole désobligeante

 



Le récit uchronique

 


 

 L'humour vache

 



 

 

samedi 18 novembre 2023

De la rivière à la bassine

 

La grenouille et la vache






Grenouille, en bon terme avec sa voisine

Partageait l'onde pure d'un petit ruisseau !

La vache buvait l'équivalent d'un tonneau

Ce qui rendait notre commère chafouine.


Tant que le partage pu se réaliser,

Nul nuage ne troubla leurs relations ;

Jusqu'à ce que la sécheresse fasse sécession,

Mettant la batracienne en grand danger !


La ruminante disposait d'une baignoire

Que son éleveur remplissait complaisamment

De ce liquide pompé sans ménagement

Dans la nappe de ce verdoyant territoire.


Sans son pauvre ruisseau, bientôt à l'agonie

Rainette trouva refuge dans la réserve.

Marguerite l’y accueillait sans réserve !

C'est ainsi que l'on pratique avec les amies ...


Tout bascula quand un troupeau prit sa place.

Le baquet émaillé désormais dépassé ;

Une grande bassine pour le remplacer

Mit toute le voisinage dans la mélasse !


Morbleu, notre eau est engloutie pour les bovins !

Montrant leur désespoir, partout à la ronde,

Unis en combat pour mener la fronde ;

Les animaux s'opposèrent à ce larcin.


Contre la bâche, tous les oiseaux se liguèrent,

Déchirant de leurs becs l'odieux réservoir,

Pour que tous disposent de la liberté de boire,

Tout naturellement dans la rivière !


Un ministre totalement fou de rage

Voulut que ses agents leur volent dans les plumes.

Tout en maniant le marteau et l'enclume,

Il réclama qu'on commit ici grand carnage !


L'amphibien se dressa devant le méchant,

Gonfla ses bajoues pour lui tenir le crachoir.

La demoiselle se souvenant d'une histoire

Qu'elle avait apprise quand elle était enfant.


Quand l'irascible représentant de l'état,

N'acceptant pas qu'on lui marche sur les pieds,

Se gonfla de toute l'importance qui lui sied ;

Tant et si bien qu'à toute fin il éclata !

•••

Tableau de  Lu Jing




jeudi 2 novembre 2023

De l'épouvantail à l'insecticide

 

Totale incohérence





Ce pauvre pantin, planté ainsi en plein champ

Ridiculisé dans ses affreux oripeaux

S'interrogeait sur le but de ses tourments

Tout en subissant les moqueries des oiseaux.



Quel sens donné à sa pauvre existence

Lui a qui l'on confie, c'est du moins ce qu'il croit

La garde de la précieuse semence

Quand souffle dans la plaine le vent de norrois



Chargé alors de repousser tous les glaneurs

Il s'agite dans tous les sens au gré du vent

Pour provoquer dans la troupe grande frayeur

Afin qu'à tire d'ailes elle lève le camp.



Puis la bonne saison approchant à grands pas

Il lui fallut encore repousser les assauts

Toute cette mauvaise graine qui arriva

Sous l'apparence d'une nuée de corbeaux



Contre-eux il connaît son impuissance

On ne les efface pas d'un trait de plume

Ils croassent en pays de connaissance

Se nourrissant de toutes nos infortunes



Ce sont martinets et hirondelles qu'il effraie

Avec ses grimaces et mimiques incessantes

Même si les humains poussent des cris d’orfraie

Quand leur disparition devient patente



Curieusement chaque printemps il s'enrhume

Lorsqu'on le saupoudre d'un terrible poison

Pulvérisé telle une mortelle brume

L'insecticide remplit ici sa mission



C'est alors que l'épouvantail s'interroge

Sur la logique qui prévaut à cette folie

Lui dont on a toujours tressé des éloges

Quand il chasse les volatiles de la prairie



Il découvre que pour tuer les insectes

Rien n'égale la méthode aviaire

Son action lui semble soudain circonspecte

Et d'une utilité tout à fait contraire



Pourquoi faut-il toujours agir à contre-sens

En sacrifiant notre dame Nature ?

Les humains s'autorisent toute licence

Pour justifier nombre de forfaitures 


 Supplément

La Révolte des épouvantails




lundi 9 octobre 2023

C'est la Loire qu'on assassine

 

Elle meurt de soif






C'est la Loire qu'on assassine

Celle qui n'est plus qu'une bassine

Pour abreuver des monstres gourmands

Les gigantesques tours de Satan


Jadis, belle, fière et fougueuse

Dans le pays imposait sa loi

Lors de colères ombrageuses


Depuis, moins d'eau coule sous ses ponts

Le sable impose à tous sa loi

Quand son débit se fait moribond


Le béton a envahi son lit

Tandis que le bitume y est roi

Pour un cycle qui n'a pas de débit


Notre Loire se meurt de soif

Partout la nature aux abois

Devant sa dépouille se décoiffe


L'indifférence des responsables

Qui ne cessent de nous jouer du hautbois

Ne la rendra jamais navigable


Pour son classement à l'Unesco

Ils récoltèrent nombre de voix

Sans vraiment lui payer son écot


Quant une odieuse centrale

Sans discernement puise et boit

Le peut qui s'écoule dans son val


Les ligériens déplorent ce drame

Se souvenant qu'ici, autrefois

Coulait la majestueuse dame


Bientôt, elle deviendra un désert

Elle qui célébrait la gloire des rois

De sable tissera son suaire


Pleurons celle qu'on supprime

Nos larmes éviteront ma foi

Que n'aboutisse cet affreux crime !


C'est la Loire qu'on assassine

Celle qui n'est plus qu'une bassine

Pour abreuver des monstres gourmands

Les gigantesques tours de Satan

•••

 

Plaidoyer pour une Loire vivante


 


 

jeudi 1 juin 2023

Elle fait le pied de grue

 

La grue





La grue fait le pied d'elle-même

Espérant que quelqu'un l'aime

Elle arpente les avenues

Le regard tourné vers la nue


Elle ne désire qu'un petit bec

Comme on le dit à Québec

Une marque d'affection

Pour son trop plein d'émotion


La pauvrette ignore cependant

Les propos de tous ces méchants

Qui bâtissent sa renommée

Par une métaphore déplacée


Quel est peut-être le point commun

Entre l'oiselle et la catin ?

L'une vole à tire d'aile

L'autre racole dans les ruelles


Toutes deux portent des plumes

De crainte qu'elles ne s'enrhument

Même si leur destination

Diffère durant l'action


Quand la première est cendrée

La seconde se fera poudrée

Toutes deux aspirent à un nid

Pour s'y lover toute la nuit


Alors que les couples d'oiseaux

Unis pour la vie, que c'est beau !

Se promettent fidélité

Sans besoin de se marier


La malheureuse demoiselle

Dans sa migration sensuelle

Brûle sa santé et sa jeunesse

Dans l'enfer de sa détresse


La morue s'insurge elle aussi

De propos du même acabit

Pourquoi diable lui faire échoir

Cette comparaison de trottoir


Autrefois elle était pêchée

D'un curieux leurre pour l'attraper

C'est ce coquillage qui lui a nui

Car ce n'était qu'un vil vit


Les humains se plaisent à salir

De biais dont ils ont à pâtir

Bien des animaux d'la sorte

Par leurs travers qu'ils déportent

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mardi 30 mai 2023

Le silure nous mène la vie dure

 

Le silure nous mène la vie dure





Le silure nous mène la vie dure

Vorace à la si vilaine allure

Ouvre très grand son effroyable gueule

Faisant de la rivière un triste linceul


Par son carnage il entend se prévaloir

Du sceptre de souverain de Loire

Devenant le roi des poissons d'eau douce

Un monarque à la triste frimousse


Le silure nous mène la vie dure


Ne se contente pas de faire carrière

Trafiquant en eaux trouble sans bannière

Il s'accapare les vies de ses victimes

Qu'il condamne toutes au trajet ultime


Monstrueuse bête, animal prolifique

À l'instar de tous ceux de sa clique

Ce n'est qu'un prédateur insatiable

Un triste charognard impitoyable


Le silure nous mène la vie dure


Sournoisement il nage entre deux eaux

Pour que tombent sous ses dents, quel salaud

Le menu fretin, les migrateurs en vadrouille

Sans oublier de croquer pigeons et grenouilles


Pour nous tous il est le forban des lieux

L'affreux, le méchant et l'intrus odieux

Qui sème inlassablement sa terreur

Dans les flots, les conversations et les cœurs


Le silure nous mène la vie dure


Hélas, point n'est permis d'éradiquer

Cet effroyable fléau implanté

Grâce à l'action de navrants complices

Qui interdisent son sacrifice


Nombre de ces pêcheurs si vertueux

Pour leur unique plaisir font le vœu

De rejeter dans la rivière

Ce jouet, au bout de leur cuillère


Le silure nous mène la vie dure


Après une féroce bataille

Le triomphateur sous la mitraille

Fera risette pour la postérité

Petit cliché pour unique trophée


Puis il remettra en rivière

Celui qui l'a mis en lumière

Sans lui demander ; c'est vraiment fâcheux

Son courriel pour qu'il en profite un peu


Le silure nous mène la vie dure


 

mercredi 10 mai 2023

Méli-mélo

 

Les mots valises


Ce méli-mélo de mots valises

Fleure bon l'affreuse méprise

Si bien qu'un modeste trait d'union

Peut tourner la tête de nos larrons


Un poisson-chat, curieuse folie

Voulut manger une chauve-souris

La chose lui semblait aller de soi

Vous comprenez aisément pourquoi



Se contenta de cette évidence

Pour satisfaire son appétence

Car jouer au chat et à la souris

Avait de quoi le mettre en appétit


Se posa la question du comment

Problème qui lui causa un grand tourment

Un petit détail devient son fardeau

Comment attirer sa proie dans l'eau ?

 



Une énigme tirée par les cheveux

Pour qui au ciel levait les yeux

Il fallait renverser l'équation

Afin que s'envolent ses aiguillons


C'est en se frisant les moustaches

Qu'il se mit alors à la tâche

Désirant faire de ses ardillons

Des hélices pour son hydravion



Après bien de vaines tentatives

Toutes aussi peu spéculatives

Il dut se rendre à l'évidence

Voler sortait de ses compétences



Jamais ce malheureux poisson chat

Ne put s'offrir ce plaisant repas

La chauve-souris restera un désir

Que jamais il ne pourra s'offrir



Méfiez-vous des mots qui nous leurrent

Ils se parent souvent d'habits trompeurs

Si comparaison n'est pas raison

Cette histoire en fera démonstration



Ce méli-mélo de mots valises

Fleure bon l'affreuse méprise

Si bien qu'un modeste trait d'union

A tourné la tête de nos lurons

 




À quoi rêvent les bateaux qui restent à quai ?

  Partir À quoi rêvent les bateaux qui restent à quai ? Ces éternels prisonniers de leurs entraves Ils ont pour seules v...