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mercredi 7 février 2018

Promouvoir le Patrimoine ligérien local


Pas de place pour vous mon cher ami.
La culture en exclusivité.


Orléans se prétend la grande métropole ligérienne et c’est sans doute pourquoi, elle condamne celui qui s’approprie honteusement son nom romain : Cenabum, à la peine Capitale. Punition radicale pour quelqu’un de son espèce ; celle du silence. Il est vrai que lorsqu’on se préoccupe de Culture locale, il convient d’aller quérir les gens qui ne font ni vagues ni remous pour conserver une Loire d’huile au pays du vinaigre. Le trublion ne cesse de faire des salades pour un oui et surtout pour un non, alors le bâillon est la plus prudente des précautions. Encore devrait-il se montrer heureux de n’avoir pas droit à la muselière. Voilà en la matière, un objet fort utile aux chiens d’Orléans, ceux-là même qui aboient même si le Bonimenteur s’en passe !

Une chorale au demeurant fort sympathique vient de signer un contrat d’exclusivité avec la Métropole pour toutes les animations liées à la rivière. C’est un peu se moquer du public que de lui servir toujours la même chose, mais qu’importe, l’essentiel est ailleurs. Ici, pas de trouble-fête ni de forte tête, l’animation doit rester calme et ne pas pousser le chaland à la réflexion. Quant aux décideurs, ils privilégient l’entre-soi et la complicité de caste, c’est plus sûr.

Je n’ai donc plus rien à attendre de cette cité qui aime bouter les envahisseurs, ceux qui ne sont pas nés entre les murs aujourd’hui disparus d’une ville figée dans son passé, ankylosée dans sa consanguinité bourgeoise. C’est curieusement ce passé que je ne cesse d’évoquer, sans doute de manière fort peu conforme au catéchisme local, celui qui réécrit une histoire glorieuse qui faillit faire de l’endroit la capitale du Royaume de France.

Persifler à ce propos, décoder les hérésies et mensonges locaux, se gausser de l'héroïne officielle, pourfendre la version enjolivée de la saga marinière, se refuser à la gaudriole quand on évoque ce passé officiellement glorieux, c’est prendre le risque immense de déplaire et de contredire les quelques têtes de pont qui vendent une parfaite illusion pour se faire mousser et servir leurs intérêts.

Qu’ils aillent au diable même si celui-ci n’a jamais jeté de pont sur la rivière en cet endroit. Il n’a cependant pas oublié la place, lui offrant une part de choix dans les trahisons, mensonges, crimes et autres turpitudes qui font et défont la grande Histoire et ses petites mesquineries. Que je m’empare des travers et que je laisse de côté les fanfreluches d’un récit enjolivé est insupportable à ces gens plus soucieux de dorer la pilule aux naïfs que de vérité.

Ils sont d’ailleurs en masse à se précipiter à la représentation navrante d’une histoire qui se plie aux attentes, qui fait la part belle à une communication douteuse. C’est ainsi que lorsque l’événementiel prend la main au détriment de la Culture qui ici, hérite de la seconde place, que les choix ne se fondent pas exclusivement sur la qualité. L’animation est clairement placée sous le signe de la prestidigitation. On leurre le public pour ne pas lui donner à penser.

Il est inutile d’espérer quoi que ce soit et cette énième proposition de rencontre en mairie pour évoquer ce sujet est aussi vaine qu’hypocrite. Ce ne serait qu’une dose anesthésiante supplémentaire pour faire avaler la pilule. Je continuerai donc à agir en franc tireur de la place. La Loire officielle dispose de ses représentants de commerce, de ses gentils artistes montés au zénith ou de son marinier émérite qui symbolise à lui seul la Loire. Les guinguettes tournent le dos à une rivière qui ne leur sert que de toile de fond et le conteur n’a qu’à aller se faire pendre ailleurs.

C’est ce que je compte faire. La Loire est assez grande pour cela et les quais de votre bonne cité confite dans son formalisme frileux sont assez grands encore pour que je vienne à la sauvette déverser à la cantonade mes récits que vous vous refusez à entendre, vous les élus sclérosés dans votre suffisance éternellement satisfaite. Envoyez donc vos escouades policières si vous voulez ajouter la censure au mépris, ce ne serait guère surprenant de votre part.

Scandaleusement vôtre.

Les raisons de ma colère : https://www.larep.fr/orleans/2018/02/01/les-mariniers-chanteurs-et-musiciens-vont-animer-la-metropole_12723629.html 


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