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mardi 2 juillet 2024

Le carré de l’hypoténuse

 

Triangles




Le carré de l’hypoténuse

est égale si je ne m'abuse

À la somme de ses côtés

S'ils sont élevés au carré


Le triangle rectangle s'honore

Du théorème de Pythagore

Laissant sur la touche

Ses collègues plus louches


L'équilatéral pourtant s'expose

Sur nos routes, je suppose

Pour prévenir du danger

D'une boisson à 60 degrés


L'isocèle part en congé

À la quête d'un sommet

Sa base se refusant

À des calculs savants


Le scalène se distingue

Ses côtés font la bringue

Recherchant la différence

Sans la moindre nuance


Rien n'est pire cependant

Que l'accouplement

De deux équilatéraux

L'un en bas, l'autre en haut


Une étoile se forme

Un symbole conforme

Qui devient infernal

Quand la géométrie s’emballe


Il faut prendre la tangente

Au cœur de la tourmente

Pour un angle d'attaque

Qui vous laisse patraque


Le croissant et l'étoile

Se couvrent d'un voile

Tous deux portent le deuil

Par la faute de leur orgueil


Si nous mettions de côté

Ces mortelles inimitiés

La paix serait un dessein

Pour de nouveaux demains


Quand tous les triangles du monde

Feront enfin la ronde

Se passeront de compassion

Le compas en action

†††



vendredi 8 mars 2024

La corde à nœuds

 De la mesure en toute chose.





A-t-elle ou non existé cette corde mythique qui aurait permis de bâtir nos cathédrales sans que Pineau ne vienne apporter son obole ? La question relève de la légende ou bien de la fausse nouvelle selon que l'on accrédite l'idée que nos ancêtres avaient des connaissances alors que ces pauvres malheureux ignoraient tout d'Internet.


La corde des druides est bien le nœud de la question et du reste se pose l'épineux problème du nombre de nœuds. Douze pour les adeptes d'une connaissance intuitive de Pythagore, treize pour ceux qui pensent que Judas réclame sa part dans la mesure. Je vois d’ores et déjà des lecteurs qui s'interrogent sur le rapport entre une corde avec laquelle il est bien délicat de se pendre au risque de l'avoir en travers de la gorge et les lois de la Géométrie.


Est-il besoin de vous rafraîchir la mémoire vous qui désormais la confiez exclusivement à votre ordinateur de poche ? Pour déterminer un angle droit, le théorème de Pythagore qui si je ne m'abuse, affirme que la somme des carrés des angles droits est égale au carré de l’hypoténuse. Et alors me direz-vous ?


Le calcul n'est sans doute pas automatique avec votre appareil pourtant pourvu d'une calculette. Cependant, désireux de construire une relation de confiance avec le lecteur, je vais bâtir ici une argumentation que, j'espère, vous parviendrez à suivre au fil de la démonstration. Accrochez-vous je vous prie, en prenant soin de ne pas prendre appui sur ma corde à nœuds.


Considérons qu'un côté de ce triangle que l'on souhaite rectangle mesure l'équivalent de trois nœuds, à la condition évidement que tous nos repères soient équidistants, ça va de soi. Bon, je devine qu'il me faut d’ores et déjà effectuer une petite pause explicative car j'utilise là des vocables qui échappent à la conversation habituelle.


Un triangle comme son nom l'indique est composé de trois côtés, ce qui par voie de conséquence, implique l'existence d'un nombre équivalent d'angles, puisque la figure est forclose. Il se prénomme rectangle pour la seule et nécessaire raison qu'il dispose d'un angle droit qui est justement le but recherché par notre bâtisseur.


Ce rectangle en question fait allusion à l'observation qui atteste que deux de ces fameux triangles mis tête bêche (position idéale pour creuser les fondations de notre édifice) forment un rectangle qui lui dispose de quatre côtés, égaux deux à deux et de quatre angles droits. Vous me suivez toujours ?


Si donc vous acceptez le postulat du premier côté à trois nœuds, considérez donc son voisin et confiez lui quatre nœuds. Nos deux cotés adjacents, c'est dire qui sont liés, seront placés de telle sorte que le reste de la corde puisse les rejoindre par le truchement de cette fameuse hypoténuse qui devra réaliser cette jonction avec ses cinq nœuds restants. Vous avez compris ?


Si tel n'est pas le cas, laissez tomber la suite qui risque de vous mettre en difficulté. Car voyez-vous s'il nous faut introduire un carré pour venir brouiller les pistes entre ce triangle et ce rectangle susnommés, ce n'est pas que nous convoquions ici la figure géométrique bien connue qui fait de la quadrature la pierre angulaire de sa renommée, mais bien le calcul né de cette dernière pour élever un nombre à sa puissance deux. Je ne peux vous expliquer plus simplement la chose.


Donc pour enfoncer le clou dans ce tas de cailloux qu'on nomme calcul, je vais expliciter l'arithmétique subséquente. Trois fois trois font neuf, nombre auquel il me faut ajouter quatre fois quatre, ce qui pour ceux qui ne peuvent faire fonctionner leur calculette simultanément à la lecture de ce texte de vulgarisation, fait seize.


Il nous faut encore ajouter ces deux résultats, addition qui dépasse la réunion de vos doigts de la main et du pied. Je dois donc vous apporter mon aide pour atteindre vingt-cinq. Je me rends compte que ce résultat ne vous dit rien qui vaille et il me faut donc retourner sur mes pas afin de vous rappeler que la dernière partie de ma corde fait cinq nœuds.


Reprenons donc ce curieux calcul qui tourne un peu sur lui-même et qu'on nomme carré. Cinq fois cinq font précisément ce vingt-cinq qui vient de sortir du chapeau précédent. Le tour est joué même si un triangle fut-il rectangle ne doit rien au cercle. Le constructeur de l'époque, sans rayon laser et appareils sophistiqués était certain de déterminer de la sorte un angle droit.


J'espère que ça vous en bouche un coin. Si tel n'est pas le cas, je reprends ma corde à nœuds et je m'en vais de ce pas me pendre ailleurs quoiqu'elle risque de me rester en travers de la gorge. J'ai beau expliquer le plus simplement possible des choses somme toute assez banales en me faisant des nœuds au cerveau, je constate avec effarement que cela ne peut en rien vous intéresser. C'est bien dommage.


 



lundi 20 novembre 2023

Le croissant et l'étoile

 

Triangles




Le carré de l’hypoténuse

est égale si je ne m'abuse

À la somme de ses côtés

S'ils sont élevés au carré

®

Le triangle rectangle s'honore

Du théorème de Pythagore

Laissant sur la touche

Ses collègues plus louches

®

L'équilatéral pourtant s'expose

Sur nos routes, je suppose

Pour prévenir du danger

D'une boisson à 60 degrés

®

L'isocèle part en congé

À la quête d'un sommet

Sa base se refusant

À des calculs savants

®

Le scalène se distingue

Ses côtés font la bringue

Recherchant la différence

Sans la moindre nuance

®

Rien n'est pire cependant

Que l'accouplement

De deux équilatéraux

L'un en bas, l'autre en haut

®

Une étoile se forme

Un symbole conforme

Qui devient infernal

Quand la géométrie s’emballe

®

Il faut prendre la tangente

Au cœur de la tourmente

Pour un angle d'attaque

Qui vous laisse patraque

®

Le croissant et l'étoile

Se couvrent d'un voile

Tous deux portent le deuil

Par la faute de leur orgueil

®

Si nous mettions de côté

Ces mortelles inimitiés

La paix serait un dessein

Pour de nouveaux demains

®

Quand tous les triangles du monde

Feront enfin la ronde

Se passeront de compassion

Le compas en action

®®®



lundi 16 janvier 2023

Trigonopoésie

 

Hypoténuse




Le carré de l'hypoténuse

Dans le cercle des initiés

Serait égale si je ne m'abuse

À la somme des carrés opposés


Il se peut que d'un certain côté

Quand le triangle se fait rectangle

C'est qu'il a l'ivresse des sommets

En une phobie qui l'étrangle


Prenant la fuite sans sommation

Confie son sort à la tangente

Un calcul sans nulle équation

Pour une pensée divergente


La crise se faisant alors aiguë

Le compas à l'œil fait meurtrissure

Quand la pyramide prend le dessus

Sur le cercle et sa quadrature


Cherchant à se faire quelconque

Pour se fondre parmi les inconnus

Ne supporte pas que quiconque

Lui glisse une arête, bien entendu


Recherchant le bon angle de vue

Affûte toutes ses coordonnées

Quand l'Iso, scelle son entrevu

Dans l'équilatéral étoilé


Pythagore prenant le dessus

Proclame ainsi son triomphe

Car Euclide est de la revue

Quand la géométrie nous gonfle


D'un fatras totalement abscons

Pour les cancres et les béotiens

Comment tirer une conclusion

Pour tous les pythagoriciens

 





À quoi rêvent les bateaux qui restent à quai ?

  Partir À quoi rêvent les bateaux qui restent à quai ? Ces éternels prisonniers de leurs entraves Ils ont pour seules v...