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mardi 29 août 2023

Le prévôt des marchands et le mendiant …

L'un ne va pas sans l'autre.






Il était une fois une ville bourgeoise riche et prospère. Elle fondait sa richesse sur le commerce au travers d'une marine de Loire qui transportait presque toutes les marchandises du royaume. En cette ville, était le prévôt des marchands, personnage puissant et opulent. Il tenait l'Argenterie, cette grande institution qui, sous l'impulsion de Charles VII et Jacques Cœur, était devenue le supermarché des produits de luxe pour les grands du pays.

Notre prévôt possédait une telle fortune qu'il pouvait prétendre rivaliser avec son illustre prédécesseur. Il faisait métier du commerce et de l'usure, cette position lui donnant un pouvoir considérable sur tous ceux qui étaient ses débiteurs. C'est ainsi que bien vite, il s'arrogea sur la ville des droits dignes d'un seigneur, se permettant d'établir décrets et taxes.

Le Prévôt s'ennuyait cependant. La richesse finit par lasser quand elle offre tout ce qu'on désire et même ce à quoi on ne songeait même pas mais que d'autres, par flagornerie, esprit courtisan ou intérêt, viennent vous proposer. Il avait ouï dire que, dans sa ville, vivait un mendiant, homme de peu qui était connu de tous pour sa bonne humeur et sa joie de vivre.

C'était un sujet d'interrogation pour notre prévôt. Comment pouvait-il être heureux, cet homme qui ne possédait rien ou si peu ? Il voulut s'enquérir du secret de ce personnage qui, chose insupportable, semblait plus respecté que lui dans sa propre cité. Il décida un soir de se grimer en vagabond et d'aller voir de ses yeux ce qui rendait heureux ce pauvre homme.

Le prévôt frappa à la porte de la masure du mendiant : une cabane de planches disjointes, installée sur les quais, à la merci des fantaisies de la Loire et du vent. Le mendiant s'était préparé un brouet : une soupe épaisse pour unique repas. Accueilli comme un roi, le faux vagabond se vit offrir de partager le repas du mendiant.

Le prévôt n'en revenait pas, lui si prompt à faire donner du bâton aux quémandeurs qui ne manquaient pas de se presser devant sa demeure. Il partagea ce repas et s'enquit de l'origine de ce plat. Diogène, le mendiant comprit la préoccupation du vagabond et lui avoua que c'était le salaire de sa journée de labeur : il avait proposé ses services à un pêcheur de Loire dont, toute la journée, il démêla ses filets.

Le lendemain, le prévôt qui avait retrouvé sa tenue et son statut, édicta un décret interdisant aux pêcheurs de sa ville d'employer des hommes de peine à la journée. Il leur fallait désormais trouver compagnons ou se débrouiller seul. Ce mauvais homme, se disait qu'ainsi le mendiant serait moins heureux.

Il voulut s'en rendre compte quelques jours plus tard. Vêtu des mêmes loques, il se présenta à la cabane. Cette fois, c'était le fumet d'un bon ragoût qui embaumait la modeste demeure. Diogène offrit une nouvelle fois le partage de sa pitance à ce visiteur à la triste mine et, une fois encore, il dut lui expliquer comment il avait gagné de quoi casser la croûte.

Au matin, il avait rendu visite aux mariniers. Sur le quai, des calfats, gens de peine qui enduisent de goudron la coque du navire, avaient besoin d'un assistant pour passer la journée à chauffer cette affreuse mélasse, sans cesser de la tourner. Il avait fait ce travail repoussant et avait bien mérité son ragoût.

Le lendemain, le prévôt à nouveau édictait une règle interdisant à qui n'était pas calfat de venir travailler sur le pierré sous prétexte que les corporations devaient rester figées. L'homme puissant voulait abattre le simple, celui qui se contentait de si peu et qui pourtant lui disputait la renommée et le respect dans sa propre ville.

Quelques jours passèrent ; à nouveau le prévôt se grima pour se rendre compte des conséquences de ses décisions sur cet homme dont le bonheur lui semblait intolérable. Diogène, ce mendiant bien nommé car chaque jour il quémandait un travail nouveau à qui voulait bien lui offrir sa pitance vespérale, reçut avec un curieux sourire son visiteur du soir.

Une fois encore, il partagea le fruit du travail du jour. Il avait aidé au déchargement des tonneaux d'un train de bateaux qui venait d'Orléans. Mais le mendiant qui n'était pas dupe, ne s'arrêta pas en si bon chemin dans ses explications. Il fit la longue liste de tous les travaux qui pouvaient, au fil des saisons, lui procurer chaque soir de quoi manger.

Le prévôt, se rendant compte qu'il était démasqué, coupa court à cette longue énumération des petits travaux dédaignés par tous et qui ne rebutaient pas le mendiant jovial. Il demanda à son hôte les raisons de cette litanie sans fin. Diogène lui dit alors : « Monsieur le Prévôt, j'ai dévoilé vos manigances. Vous voulez savoir comment peuvent survivre ceux que la providence n'a pas dotés d'un métier ou bien d'une fortune, d'une bonne naissance et d'une position sociale. Vous voulez sans doute extirper la pauvreté de votre cité car vous considérez qu'elle fait tache à votre richesse !

Rassurez-vous, vous êtes un précurseur : dans l'avenir, beaucoup des vôtres voudront chasser les miséreux des grandes villes. Ne plus voir les pauvres sera leur idée fixe. Comme si la misère était contagieuse ! Ne vous y trompez pas : la présence des humbles et des démunis est la seule qui puisse vous donner l'illusion de votre puissance. Sans nous, une cité de riches deviendrait bien vite une jungle aseptisée, un espace inhumain et impitoyable.

Laissez-nous survivre dans votre ombre et vous aurez au moins le bonheur de vous sentir supérieurs. C'est ce que vous avez à retenir de cette expérience et il ne sert à rien de vouloir m'effacer. Rappelez-vous : c'est ma présence qui justifie votre puissance. Quant à moi, je suis heureux de ne pas subir les tourments qui vous rongent et jamais l'argent ne me servira de substitut au bonheur ! »

Le prévôt rentra dans sa demeure et fit chaque jour porter un repas à ce Diogène qui lui avait appris à ouvrir les yeux ; cette leçon en effet valait bien un plat chaud. Et puis, en cette bonne ville de Tours, Saint Martin avait montré la voie du partage.

A notre époque encore, bien des puissants ne supportent pas le spectacle de la misère autour d'eux, misère qu'ils aggravent encore chaque jour pour satisfaire leur appétit de richesse au détriment de tous les autres. Qu'ils imitent le prévôt des marchands et se donnent la peine de rendre visite aux exclus de leur si belle société et qu'ils donnent la moitié de leur manteau à ceux qui ont froid ! Je connais ici des notables à qui cette recommandation serait salutaire pour la sauvegarde de leur âme.


 



lundi 10 juillet 2023

Il fait tout de travers

 

Le Mage Harry





Il advint qu'un duo qui se lançait dans l'aventure de la chanson souhaita donner de la hauteur à une carrière naissante. Elle chantait, lui l'accompagnait de divers instruments et tous deux reprenaient des succès de la chanson. D'un simple divertissement à l'origine pour agrémenter les soirées entre amis, ils prirent vite le goût du bonheur de se produire en public, rêvant de brûler d'autres planchers que ceux des salons de leurs connaissance.


Quand la bonne fortune ne se mêle nullement de donner un coup de pouce à une carrière, il est permis encore d'espérer l'intervention de la baguette magique du bon Mage Harry. Il n'a d'ailleurs pas son pareil pour mettre sur orbite, les étoiles naissantes, pourvu qu'elles sollicitent son intervention. Avec ce magicien des artistes en herbe, le décollage est immédiat, il suffit de veiller à ne pas se tromper lorsque vous lui formulez votre requête.


Ce n'est hélas pas ce qui se passa pour nos deux amis. Tout débuta avec la chanteuse lorsque chantant un jour dans une charmante guinguette des bords de Loire devant un parterre de dîneurs pas toujours très attentifs, voyant passer le brave Harry, chevauchant un cygne noir, le pria d'intercéder en leur faveur pour évoluer sur une tout autre scène. Le sorcier daigna se pencher sur sa demande et dans l'instant, prononça une formule magique …


Hélas, à l'école des pouvoirs surnaturels, si la formation spécifique est de qualité, les cours de culture générale et les principes élémentaires d'une bonne formation de base ne sont pas traités de la même manière. Notre sorcier défaillant, croyant bien faire, envoya ces deux-là sur une embarcation fluviale naviguant sur la Seine. Les passagers de ce bateau mouche n'étaient pas plus à l'écoute que les clients de l'estaminet.


L'accordéoniste alors de se plaindre que le bruit du moteur couvrait le son de son instrument. Il souffla à l'oreille de Harry que l'attraction réclamait un peu plus de silence. Il ne fut nullement déçu de l'intervention du mage, qui juché cette fois sur un nuage, les envoya au milieu de l'Océan sur un magnifique trois mâts. On ne pouvait mieux faire selon les principes de la locomotion silencieuse.


Une fois encore, nos deux étoiles filantes déplorèrent le peu d'attention du sorcier maladroit. Sur un voilier en pleine manœuvre, le vacarme est assourdissant et quoique l'accordéon fut un instrument à vent, sa place n'était pas sur un voilier datant d'avant sa création. Le musicien voulut souffler dans les bronches de Harry quand celui-ci, s’apercevant de la bourde chronologique qu'il venait de commettre, plaça un clavecin dans les mains du virtuose.


C'est la chanteuse qui en eut le souffle coupé. Voilà un instrument qui ne convenait pas à sa tessiture vocale d'autant que son répertoire avait été considérablement chamboulé par ce saut dans le passé. La dame avait hérité d'un chat dans la gorge ce qui contraria Harry, toujours prévenant, qui, du haut de la vigie, fit apparaître une pie. Un perroquet eut été plus adapté mais le clavecin imposait ce choix. Le greffier bondit sur le pauvre oiseau pour lui voler dans les plumes, lui arrachant au passage sa queue dont hérita dans l'instant le gentil instrumentiste.


La chanteuse de se trouver ridicule flanquée d'une tenue de scène qui était désormais totalement parfaitement décalée. Elle s'en plaignit véhémentement à Harry qui ne sachant que faire pour la satisfaire, la couvrit d'une robe de gala qu'il tailla dans la Perruche volante du grand mât. C'est alors que l'équipage qui jusqu'alors avaient semblé ne rien remarquer de ce manège, se moqua de la pauvrette qui eut droit à toutes sortes de nom d'oiseau dont celui que vous devinerez aisément.


Le musicien, fort peu galant homme dans cet instant précis, se mêlant aux rires des malotrus, provoqua le courroux de la cantatrice. Une tempête éclata entre eux si bien que Harry s'éclipsa, les laissant là, en haute-mer et surtout totalement au creux de la vague. Leur carrière artistique était en plein naufrage.


C'est fort heureusement le Capitaine qui tira la dame de ce traquenard. Il la pria de venir dans sa cabine, la trouvant tout à fait à son goût. Il est vrai que ce grand personnage n'était autre que le flamboyant chevalier François de Hadoque. Il ne tarda pas à l'épouser à bord selon les codes de la marine tandis qu'il ne trouva rien de mieux que de coller au piano de la cambuse le malheureux musicien.


Si l'intervention de cet Harry mage de pacotille ne fut pas ce qu'on peut qualifier de franche réussite, elle changea durablement le cours de l'histoire puisqu'une certaine Castifiore fut une descendante de ce couple qui vécut heureux et eut quelques beaux enfants. Seul celui qui fut son partenaire ne trouva pas cette issue formidable. Il en éprouva certes beaucoup de dépit mais sut rebondir avec une batterie de cuisine dans les mains. Il fut du reste le créateur du célèbre gâteau au café : l'Opéra, nom qu'il choisit en souvenir du temps glorieux où il formait un merveilleux duo sur canapé avec son ancienne partenaire.


À contre-sens.


 

vendredi 17 mars 2023

Facétie assinienne

 

L’âne du curé d’Ingrannes







Il était un gentil curé apprécié de ses ouailles au cœur de la forêt d’Orléans. Le brave serviteur de Dieu n’aimait rien tant que partir à la rencontre de ses fidèles au hasard des chemins forestiers et des prairies. Il enfourchait son âne et se laissait guider par les fantaisies de l’animal. C'est ainsi que, lorsqu'il croisait des fidèles, qu’ils furent bûcherons, chasseurs, charbonniers ou bien paysans, le saint homme les bénissait du haut de la bête aux grandes oreilles tout en accordant à tous une petite prière pour les dédouaner des inévitables péchés du quotidien.


Que cette histoire se déroule non loin de la rivière Cens et non de la Loire n'a aucune importance. Cela prouve simplement que c'est le long des rivières que surgissent les plus belles aventures. Laissez-vous embarquer sur mon récit : il n'a d'autre ambition que de vous amuser et de vous distraire. Que Dieu me pardonne sa tournure impie !


Le représentant de Notre Seigneur des cieux sur terre était un brave homme, tout curé chevauchant un âne qu'il fut. Il avait quelques manies et de jolis défauts qui faisaient de lui un humain dont on apprécie la fréquentation. C'est ainsi qu'il enfourchait son fidèle âne en ayant toujours aux pieds des pantoufles trouées. Il voulait avoir le pied à l'aise quand il baguenaudait sur sa gentille monture d’autant que, dès qu’il le pouvait, il retroussait sa soutane, retirait ses chaussons et allait se tremper les pieds un peu dans le Cens.


Ce matin-là, c'était un de ces jours de septembre où l'air embaume la douceur d'un été finissant, il allait sur les chemins quand, sur le bas-côté, il aperçut un buisson couvert de fruits rouges et noirs. Il y avait là les plus belles mûres que le Créateur en personne avait offertes aux gourmands. Notre vicaire était de ceux-là. À Ingrannes la gourmandise n’a pas de limite, c’est d’ailleurs l’origine gauloise de ce toponyme.


D'un claquement de bouche, il demanda à son chère Enâ, l’anagramme d’âne, de bifurquer de sa route. L’animal savait le penchant du personnage pour tout ce qui se mange. Il descendit prudemment un petit fossé, évita une mare afin d'arriver auprès de ce trésor de la nature en bordure de la rivière. Le curé, habitué à monter en chaire, resta ainsi perché pour manger goulûment les plus délicieuses mûres qui comme chacun peut le constater, sont toujours les plus hautes. Jamais, foi de gourmet il n’en avait dégustées d’aussi bonnes.


Il en avait plein la bouche ; ses mains se tachèrent vite du suc de ces merveilles, sa soutane n'échappa pas à l'orgie qu'il faisait là. Le brave homme était incapable de se contrôler : il engloutissait plus que de raison des fruits gorgés de soleil et de jus. Heureusement pour sa réputation, nul ne le vit en cette fâcheuse pratique à moins que les hommes des bois ne ferment les yeux sur un travers qu’ils jugèrent bien innocent.


Tout ce qui était à hauteur de cavalier était désormais dans l'estomac du représentant de Dieu à Ingrannes. Mais pour son malheur, Satan, lui-même, avait placé les fruits les plus noirs qui soient tout au sommet d’un buisson fort haut. Le curé ne put résister à l'appel du Malin et se dressa sur le dos de son fidèle compagnon, qui jusque-là, comme il en avait l'habitude, n'avait pas bougé d'un sabot. Dressé ainsi, le gourmand était en mesure de prendre les fruits de la tentation quand il se prit à penser tout haut qu'il ne faudrait pas que quiconque passe par là et s'amuse à crier « Hue » en cet instant épineux. Pour son malheur, le brave ecclésiastique, habitué à prier à haute et intelligible voix, avait pensé de la même manière.



L’âne est un animal obéissant pourvu qu’il ne fasse pas la tête ! Il se mit dans l’instant en route au son coutumier de cet ordre bref, laissant choir le gourmand dans la rivière Cens qui courait au pied du buisson. Sa gourmandise ardente l’avait bien puni. L'animal, sans doute lassé d'une si grande attente, prit le chemin du village et de sa modeste écurie, laissant le gourmand dans le fond du ruisseau. L’âne lui aussi avait grand désir de déguster son picotin.


Notre vicaire de dieu avait fait belle et grande chute. Il était trempé de pied en cap. Dans sa chute, il avait heurté la tête contre une grosse pierre si bien qu’il perdit quelques minutes connaissance au milieu de l’eau. Il reposait benoîtement dans l’eau qui n’est jamais très haute dans le Cens quand précisément à ce moment là vint à passer une jeune diablesse à l'esprit espiègle comme le sont les filles de ce pays. Reconnaissant celui qui dormait ainsi, la soutane tachée, et les lèvres toutes maculées, elle ne put s'empêcher de lui faire mauvaise farce à la hauteur de sa faute.


La coquine tressa une belle couronne d'épines qu'elle posa sur le front du religieux, elle se barbouilla les lèvres de mûres et déposa un baiser maculé sur chaque joue de celui qui avait fait vœu de chasteté. Trouvant que la plaisanterie n'était pas allée assez loin, la drôlesse déchira la soutane du pauvre pape en un endroit qui pouvait laisser place à vilaines interprétations. Puis contente du mauvais tour qu'elle venait de jouer, elle partit avant que le gentil ecclésiastique ne revienne à lui.


Quelques minutes plus tard, le gourmand repu et trempé, retrouva ses esprits et se remit en chemin pour rentrer à pied jusqu'à son logis. Il devait sans doute être encore un peu étourdi par sa chute car il ne remarqua pas l'étrange accoutrement qui était sien. Les premiers habitants qui croisèrent sa route, se retinrent de rire au spectacle qu'il leur proposait. Ceux-là firent preuve de beaucoup plus de charité que les suivants qui rirent à gorge déployée à la vue du curé manifestement détroussé.


Ce fut un cortège bruyant et moqueur qui l’accompagna alors jusqu'au pied du presbytère. Tous se gaussaient de sa mine rubiconde, des deux traces de baiser et de sa soutane déchirée et toute humide. Mais en ce temps-là, le péché de chair n'était pas mis au ban de l'église. La couronne d'épines attestait que le curé avait fauté en connaissance de cause et chacun était disposé à lui pardonner cette incartade si humaine.


Non, ce qui amusait tant le petit peuple d’Ingrannes, c'était les curieux chaussons qui complétaient le tableau. Tous de se pousser du coude pour montrer l'incroyable équipage du plus important personnage du village. Depuis ce jour, les chaussons du curé furent par une incroyable confusion zoologique baptisés mules. Celui qui traîne les pieds en se refusant de croire cette histoire ne serait qu’un âne sans esprit.


S’il me fallait tirer une morale à cette histoire, j’aimerais penser que la gourmandise ne devrait pas être péché capital mais tout au contraire don de Dieu. Le plaisir charnel, lui aussi mériterait d’échapper à cette terrible sentence. Si les bons Pères de l'église traînent la patte sur ces deux aspects du droit canon, c’est qu’ils n’ont pas le sens commun. Quant à moi, pour retrouver un peu de force, je vais m'adonner de ce pas à l'un des deux péchés, si ce n'est aux deux, pour peu que je trouve mule à mon pied et âne pour m’y conduire !

 


À quoi rêvent les bateaux qui restent à quai ?

  Partir À quoi rêvent les bateaux qui restent à quai ? Ces éternels prisonniers de leurs entraves Ils ont pour seules v...