vendredi 26 mai 2017

De l'eau à mon moulin avant.


La croix saint Nicolas


Si mon histoire est à peine croyable c'est qu'elle se joue du temps et des hommes. Je suis le fils du meunier. J'ai grandi dans ce magnifique moulin de bois qui dresse ses ailes à deux pas de la Loire, à Bouteille. J'ai poussé entre les bruits de la meule qui écrasait le grain, les plaintes du vent dans l'armature de ce bel édifice, l'appel du fleuve et la beauté des voiles de ces grands bateaux qui ne cessaient d'aller et venir sur notre Loire.

Oui, lorsque j'étais enfant, il y avait une immense activité sur notre fille Liger. C'était un temps où la machine à vapeur n'avait pas encore troublé les esprits et ruiné nos beaux métiers. Les paysans apportaient le blé à dos d'âne, les hommes prenaient le temps de vivre et moi j'aimais courir la lande, pêcher l'écrevisse ou le joyeux goujon. Dès que j'en avais l'occasion, je laissais mon père à sa farine pour aller rêver de voyages en gabare.

Mais revenons en ces temps heureux où le saumon et l'alose remontaient le fleuve royal, où toutes les marchandises du pays passaient devant mes yeux émerveillés. Les mariniers d'alors étaient grands gaillards forts en gueule, ils avaient la main leste dès qu'une demoiselle passait à portée de grivoiseries. Mais ils étaient bons garçons, toujours prompts à vous rendre service pour une bonne goulée de notre petit vin de pays.

Quand le moulin avait fait son œuvre, qu'il n'y avait plus de grain à moudre, je me laissais aller à rêver de suivre leur chemin de Roanne à Saint Nazaire en suivant le courant, ou dans l'autre sens à la voile, à la bourde ou à la corvée. Je n'enviais pas le sort de ceux qui s'en revenaient à pied, ayant descendu leur marchandise sur des sapines qui finissaient bois de charpente ou de chauffage en arrivant au port.

Je me rêvais marinier à la manœuvre, hissant la grand voile carrée afin qu'elle se gonfle de notre beau vent de Galerne, qui en cette époque lointaine, ne se faisait pas prier. Le vent, je l'avais apprivoisé avec mon meunier de père. Le moulin tournait sur son pivot pour aller chercher le souffle d'où il venait. J'avais des rêves pleins le cœur et l'insouciance de mes jeunes années. J'étais chien fou qui trainait sur les berges à colleter un beau lièvre, à piéger une perdrix. J'étais un enfant de la nature, elle se montrait généreuse et si belle que je ne voyais pas les journées passer.

Parfois il me prenait l'envie de filer quelques jours. J'allais vivre ma vie d'enfant sauvage sur une île, péchant, rêvant, regardant les voiles ou les étoiles. J'étais insouciant et ne savais pas ce qu'était une école. Mon père alors, était  si occupé pour satisfaire tous ses clients qu'il ne s'apercevait pas de mes absences à moins qu'il ne fermât les yeux, ayant fait tout pareillement quand il avait mon âge.

J'étais parti depuis quelque temps, je n'avais pas compté les jours, il faisait grand beau, les nuits étaient douces et le fleuve avait encore bien assez d'eau pour que roulent les bateaux. Je voyais au loin tourner les ailes du moulin ; les voiles allaient vers l'amont, quand vers l'aval, les hommes poussaient sur la bourde. Il y avait un vent de Galerne qui réjouit les gars d'ici. C'était le bonheur, du moins, c'est ce que je croyais alors.

Au matin de ce jour qui transforma ma vie, un changement de temps, un silence étrange. Le ciel était chargé de nuages noirs, pourtant pas un souffle d'air. Soudain, un détail me troubla, le moulin ne tournait pas, mais ses ailes formaient au loin, une sinistre croix. J'avais compris le présage, il n'était pas besoin qu'on m'explique le message.

Le meunier avait mordu la farine. Il avait eu grand malaise, un coup du sort qui vous fait mauvaise mine. En plein ouvrage, il avait senti douleur violente dans la poitrine, le client qui attendait ses sacs entendit un cri sourd, déjà étranglé et mon colosse de père avait rendu son dernier soupir. La mort avait fauché celui qui écrasait le blé.

Je revins aussi vite que possible pour pleurer celui que je n'avais pu secourir. Je n'ai pas fait de vieux os en ce lieu qui m'avait rendu orphelin. J'étais jeune, sans doute un peu naïf. Mon père tout juste mis en terre, je pris ce que j'avais de hardes dans un pauvre baluchon et m'engageai sur le premier bateau qui avait besoin de mes bras.

Je partais sur la belle Loire pour vivre enfin l'aventure de sa marine marchande. J'appris le métier à la dure, le capitaine qui me prit à bord ne me donnait plus guère l'occasion de revenir à mes rêveries. Il fallait attendre l'étiage pour enfin avoir un peu de temps pour souffler. Nous n'avions ni dimanche ni jour férié. Tant que l'eau permettait le passage, il fallait aller de l'avant.

Que j'en ai fait de voyages, que j'en ai vu de braves gens, de vilains et de pas trop honnêtes. Mais qu'importe, j'avais sous mes pieds un magnifique chaland, un monstre de bois capable de porter ses cinquante tonnes de trésors. Du charbon, des pierres, des tonneaux, des étoffes, des coffres mystérieux. Il y avait toujours à charrier, à charger ou à descendre à chaque port traversé.

Il y avait belle lurette que j'avais vu pousser une moustache sous mon nez. J'avais pris du muscle et des épaules, m'étais percé l'oreille comme tous les garçons qui vont sur l'eau. J'avais vu quelques fois la feuille à l'envers avec des belles moins farouches que les autres, pour des amours d'une fête votive sans lendemain. Je m'étais lassé des amours portuaires et désirais de tout cœur trouver ma belle, pourvu qu'elle fût fille des bords de Loire.

C'est à la Ronce, à deux pas de Chateauneuf que je me piquai le cœur auprès d'une petite bergère qui laissait paître ses chèvres le long de notre fleuve. Elle s'appelait Jeanne, n'y voyez nulle moquerie de ma part. Elle se trouva sur ma route un jour où le fleuve faisait grand colère comme seul lui sait le faire.

Jeanne nous invita à venir nous réchauffer dans sa modeste masure. Le vent, les eaux qui roulaient, le niveau qui ne cessait de monter, les vagues et la force du courant, tout nous interdisait la navigation. Nous avions eu grande peine pour amarrer notre chaland. Il était chargé ras la gueule, il fallait à tout prix préserver ses trésor.

Mais ce fut un joyau bien plus brillant qui me tira le cœur. Jeanne était fille à vous tourner les sangs ; les miens firent quelques tours, tant ma poitrine battait la chamade. La demoiselle m'avait pris dans ses rets ; j'étais saumon pris au piège. Au lieu d'en trouver ombrage, je dois à la vérité de reconnaître que j'en étais bien aise.

Allez savoir pourquoi cela se passa comme ça. Ce que j'éprouvais, Jeanne semblait le vivre pareillement. Bien vite, le restant de l'équipage échangea sourires entendus et moqueries aimables. Tous avaient vu le trouble de l'un et de l'autre et ils eurent la délicatesse de prétendre préférer s'en aller boire quelques chopines à Chateauneuf.

Depuis, il n'y eut jamais de voyage où je ne trouvais prétexte à m'arrêter à la Ronce. Chacun avait compris la manœuvre et faisait semblant de s'en étonner. Il y avait toujours vérification à faire, chargement à prendre ou livraison à porter. Le hasard exigeait toujours qu'on soit contraint d'y passer la nuit. J'étais marinier qui avait trouvé sa belle.

La rumeur enfla plus surement que la voile. Avec ma Jeanne, nous passâmes bien vite devant monsieur le maire pour confirmer ce que chacun avait compris dans la grande confrérie des mariniers de Loire. Je bataillais ferme pour refuser le sacrement de monsieur le curé. Je ne savais pas alors que mes ennuis allaient commencer.

Pourtant, en nos premières années, que mes escales en notre bonne ville de Chateauneuf était joyeux. Jeanne, comme tant d'autres femmes de marinier, avait de la patience à revendre tout le temps de mes folles escapades et des trésors de gentillesse au moment de l'escale. Je trouvais souvent astuces pour la faire durer, voulant lancer l'ancre plus longtemps que de raison tout près de sa masure et de ses chèvres.

Le temps passa, ma Jeanne patientait souvent. Nous étions heureux, les jours n'avaient pas de prise. Pourtant, au fil des saisons, des années qui filaient, Jeanne n'était toujours pas grosse et j'en éprouvais grand chagrin et belle contrariété.J'entendais dans mon dos de bien vilaines moqueries, l'aiguillette du marinier ne convenait pas à la bergère de la Ronce. Je serrais des poings et faisais bonne figure à ces affreux médisants.


Jeanne qui avait de la religion finit par me supplier d'accepter de faire pèlerinage pénitent jusqu' à Saint Père sur Loire. Il y avait là-bas croix de Saint Nicolas qui avait, disaient les vieilles grenouilles de bénitier, des vertus pour les filles à marier. Nous n'étions pas mariés devant le seigneur des cieux, Jeanne voyait en ma folie les raisons de sa punition actuelle.

C'est le soir de la messe de la nativité quand les cloches de l'église Saint Ythiers sonnent les douze coups de la mi-nuit qu'il fallait faire trois tours de la croix pour être dans l'année suivante, mariée et comblée comme le fut Marie. Jeanne y croyait et ne voulait plus attendre. Ce que femme veut, elle l'obtient, elle a bien des sortilèges pour arriver à ses fins. Tout mécréant et marinier que j'étais, je dus me résoudre à faire le chemin à pied par une froide nuit d'hiver.


Toujours le juron à portée de bouche, le blasphème ou le propos hâbleur, je ne pus m'empêcher de tenir propos déraisonnable autour de Saint Nicolas. Je beuglais bien haut pour faire le malin, passer pour ce fort en goule qui ne craint personne : « Si ton Saint Nicolas permet ce que je n'ai jamais pu te faire, je lui donne mon âme, ventre saint gris mamie !»

C'était le douzième coup de minuit, le vent soudain se calma, l'eau qui roulait sombre et puissante comme un cheval au galop sembla se figer. De la Loire, je n'en croyais pas mes yeux, un vieux bonhomme sortit des flots sans qu'il eût une goutte d'eau sur ses vêtements. Il avait barbe blanche et drôle de tenue d'un gars qui n'est pas d'ici.

Mon garçon, me dit le bonhomme, je te  laisse cette âme impie car elle ne me semble pas valoir grand chose. Mais je vais te montrer que moi, Saint Nicolas, patron de tous ceux qui vont sur l'eau, je ne suis pas un Saint Homme pour rien. Ta Jeanne aura sa récompense, en son sein, des beaux garçons et de belles damoiselles pousseront autant qu'elle en désire. Ils vivront sur les bords de cette Loire que je chéris autant qu'elle.

Mais toi mon gaillard, tu auras en échange de cette faveur et pour te punir de ta pensée mécréante, une bien vilaine épreuve. Je t'offre la vie éternelle, pour qu'à longueur de jours, tu marches le long du fleuve et racontes cette histoire. Tu en auras la charge, quand la marine de Loire aura cessé d'être ce qu'elle est encore aujourd'hui, le poumon de notre pays. Tu auras alors la lourde responsabilité de donner envie aux gens d'ici de continuer à fabriquer des bateaux de bois pour naviguer sur le fleuve pour le seul amour de notre Loire

Mais n'oublie pas mon garçon de célébrer chaque année la fête de ton Saint Patron. Chaque fois que je te le demanderai, tu viendras me chercher sur un bateau de bois pour aller bénir les fûtreaux et les plates, les toues et les chalands, les gabares et sapines de ceux dont tu auras obtenu la conversion à l'amour de notre marine de Loire.

Va mon garçon et occupe-toi de ta Jeanne pour le reste de son âge. Tu auras encore la douleur de la voir vieillir puis partir tandis que pour toi, ta vie éternelle durant, tu arpenteras les rives de la fille Liger. Tes enfants seront de ceux qui garderont le flambeau, les enfants de leurs enfants poursuivront cette tache.

Tu les suivras des yeux, sans jamais les connaître, ni savoir qui ils sont. Tu seras toujours en chemin, le long des berges, conseillant les passants, créant par des histoires nouvelles vocations marinières. Dans chaque confrérie, sans que tu puisses le savoir, il y aura toujours un des tes descendants. Ils vont se disperser le long de notre fleuve pour, te seconder dans la mission céleste que je t'impose : « Conserver la mémoire de notre marine.»

Voilà, vous savez tout. Je devine bien à vos regards circonspects que vous ne me croyez pas. Je vous conseille de n'en rien dire. Saint Nicolas pourrait bien vous jouer, à vous aussi, un vilain tour à sa façon. Gardez votre langue et aimez la Loire. C'est la seule vérité de toute cette histoire !

Fabuleusement vôtre

Ça bricole en bord de Loire


Histoire à lire d’un trait


Il était une fois, au temps lointain d'avant la machine à vapeur, un homme, Gaston le Bienheureux qui avait deux passions dans la vie : musarder et admirer. Follement épris de liberté, il aimait tailler la route, marcher sur les chemins de Loire avec sa fidèle compagne, une belle et puissante percheronne, animal de trait et de grand attrait qui répondait au fier nom de La Douce. Il vouait plus grande dévotion encore à cette rivière majestueuse qu'il n'avait de cesse de parcourir dans les deux sens.

Son bonheur était de baguenauder sur les berges, toujours accompagné de sa musette remplie - il ne faut pas se laisser surprendre - de quelques bonnes bouteilles de vin du pays et de quoi casser la croûte si la faim venait à le surprendre. Il avait aussi, de quoi se fabriquer bien vite une ligne pour taquiner le goujon ou alors l’ablette en trouvant sur la berge un scion à sa convenance ou bien tendre une ligne de fond pour tirer une anguille à moins que ce ne fut une carpe, si l'envie d'une bonne sieste lui prenait !

Homme de peu d'inquiétude, amoureux de la nature et de tout ce qui y traîne alentour, il prenait la vie par le bon bout, celui qui ne vous fait jamais de tracas mais ne remplit guère le bas de laine. La Douce, la brave bête, se contentait des herbes sauvages des bords de levées, pour remplir sa grande carcasse. Son maître n'avait pas souvent le sou pour lui offrir un bon seau d'avoine ou bien d'orge et rares étaient les nuits qu'ils ne passaient pas à la belle étoile !

Heureusement, en ces temps de grande circulation sur la Loire, notre couple bienheureux trouva de quoi mettre du beurre ou des céréales dans leurs épinards. Lorsque survenait un jour sans vent de galerne, ce zéphyr puissant qui pousse les bateaux à contre-courant, les hommes d'alors mettaient la bricole autour du buste et tiraient leur misère et toute la cargaison. Les bords du fleuve étaient en ce temps-là dégagés de toute végétation pour laisser passer les haleurs et leur grande corde de chanvre.

Gaston, un jour qu'il avait plus faim que les autres fois pensa qu'il pourrait continuer à vivre de ses rêveries en compagnie de La Douce tout en tirant partie de la chose. Il proposa, aux hommes exténués par le halage, quelques heures de répit en attelant le chaland aux reins surpuissants de son cheval de trait. La bonne nouvelle se répand toujours comme une traînée de poudre, en peu de temps, il fut connu le long de la rivière et dès qu'ils le voyaient, les équipages remontaient à bord pour s'offrir quelques verres et un peu de repos tandis que La Douce et Gaston prenaient le relais.

Gaston tira profit de sa petite pratique. Il gagnait quelques sous, vivait au hasard de ses errances et ne rentrait chez lui que lorsque l'occasion finissait par se présenter. Il était devenu le hâleur de la Loire. La Douce assurait bien des convoyages qui sans elle eurent mis plus de temps encore. La remonte se faisait à son pas majestueux à près de cinq kilomètres à l'heure. La bête avait maintenant toute l'herbe qu'elle voulait et même du grain plus qu'elle n'en pouvait manger. Les mariniers s'étaient donné le mot, ils avaient toujours un sac de céréales sur leurs bateaux pour solliciter cette si reposante traction animale.

Bien vite, d'autres gars du pays découvrirent qu'il y avait là, une belle occasion de remplir sa bourse. De partout il y eût sur les rives des attelages qui attendaient le chaland. Bientôt sur les bateaux on réduisit l'équipage ! L'habitude fut prise de supprimer la bricole, ce harnais de forçat qui transformait les mariniers à pieds en galériens du quotidien. Des entrepreneurs virent le jour, tout le halage ne se fit bien plus qu'à la traction chevaline. Sur les berges il y avait désormais une longue ribambelle de crottes, des chapelets odorants qui jonchait tout le parcours !

Gaston et la Douce comprirent opinément que leur petit commerce artisanal avait attiré des plus gourmands, des mieux équipés et des bien plus travailleurs qu'eux. Ils ne s'en offusquèrent guère. Épicurien avant toute chose, le gars Gaston prenait ce qu'il trouvait et encore s'il n'avait rien à faire de mieux. Nonobstant ce que d'aucun aurait vécu comme une injustice, notre homme qui avait plus d'un tour dans son sac à malice, observant tous ces peineux et traîne-misère qui avaient pris sa place, eut une fois encore belle et grande idée !

Sa chère pouliche, jamais plus ne peinerait sous une charge qui pouvait pour les plus grands navires aller jusqu'à quatre-vingt tonnes. Il lui prépara une petite remorque à sa façon qu'il conçut de manière astucieuse. La Douce continua d'aller sur les chemins de Loire mais dès que se présentait belle fiente chevaline, un système astucieux de leviers et de poulies faisait qu'immédiatement le bon fumier de cheval trouvait réceptacle plus convenable. Les marcheurs et les flâneurs y trouvèrent bien plus de confort eux-aussi !

Gaston avait inventé le cheval-crotte, l'idée mit bien du temps à faire d'autres chemins. Ce n'est que bien plus tard, en ce siècle qui précéda l'actuel, que dans nos villes, des plagiaires de Gaston reprirent opportunément son brevet non déposé pour d'autres déjections. Ceci est pratique courante, les grandes inventions restent souvent secrètes et nos vrais génies demeurent dans l'ombre quand de plus opportunistes font fortune à leur place. L'argent on le sait n'ayant pas d'odeur ...

Mais revenons à l'ami Gaston Il récoltait du bon fumier de cheval, le meilleur qui soit et le vendait aux maraîchers du coin. C'est ainsi que grâce à ce petit commerce, les terres de notre Val devinrent bien vite riches et grasses. Souvent les esprits malins prétendent qu'elles le doivent à nos limons de Loire. Que nenni, il me faut, une fois encore, rétablir la vérité vraie en pays de menterie. C'est du bon fumier des chevaux halant nos bateaux de bois qui engraissa toutes nos belles terres du Val.

Gaston et la Douce coulèrent ainsi des jours heureux sans trop se tuer à la tâche. Cette histoire, et c'est injuste, ne resta pas dans les annales, on se demande bien pourquoi !

Pérégrinement vôtre.



À quoi rêvent les bateaux qui restent à quai ?

  Partir À quoi rêvent les bateaux qui restent à quai ? Ces éternels prisonniers de leurs entraves Ils ont pour seules v...